ARE, ARCE et ACRE : quelles aides pour créer son entreprise en 2026 ?

Publiée le 26/10/2026

Vous êtes demandeur d’emploi et vous souhaitez créer ou reprendre une entreprise ? Plusieurs dispositifs peuvent vous aider à sécuriser votre projet et à faciliter votre démarrage.

Parmi eux, trois acronymes reviennent régulièrement : ARE, ARCE et ACRE. Mais quelles sont leurs différences ? Peut-on les cumuler ? Comment choisir la solution adaptée à sa situation ?

BGE AURA vous aide à mieux comprendre ces dispositifs.

ARE, ARCE, ACRE : quelles différences ?

Aide

Objectif

Avantage principal

ARE

Maintenir une partie des allocations chômage

Sécuriser ses revenus pendant le lancement

ARCE

Recevoir une partie des droits en capital

Disposer d’un financement de départ

ACRE

Réduire certaines cotisations sociales

Alléger les charges au démarrage

 

  • L’ARE (allocation d’aide au retour à l’emploi) : est une allocation chômage versée par France Travail aux personnes qui remplissent les conditions d’indemnisation. Sous certaines conditions, elle peut être maintenue partiellement pendant le développement d’une activité indépendante.
  • L’ARCE (aide à la reprise ou à la création d’entreprise) permet de percevoir une partie de ses droits ARE restants sous forme de capital, versé en deux fois.
  • L’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’entreprise):est une exonération partielle et temporaire de certaines cotisations sociales, sous conditions.

Ces dispositifs ne répondent donc pas au même besoin : l’ARE permet de conserver un revenu complémentaire, l’ARCE apporte un capital de démarrage, tandis que l’ACRE réduit certaines charges sociales.

Maintenir une partie de ses allocations chômage avec l’ARE

Lorsque vous créez votre entreprise, vous pouvez, sous certaines conditions, continuer à percevoir une partie de votre ARE tout en développant votre activité.

France Travail calcule le complément d’allocation selon les revenus issus de votre activité non salariée et les règles applicables à votre situation. Votre actualisation mensuelle et la déclaration de vos revenus restent nécessaires.

Pour les droits ouverts à la suite d’une fin de contrat de travail ou d’une procédure de licenciement concernée par les règles applicables depuis le 1er avril 2025, le cumul est en principe limité à 60 % des droits restants au démarrage de l’activité non salariée. Des situations particulières et une éventuelle poursuite sous conditions existent.

Pourquoi choisir le maintien de l’ARE ?

Cette solution peut être intéressante si votre activité nécessite du temps pour générer des revenus réguliers. Elle vous permet de conserver un complément de ressources pendant la phase de lancement.

Bénéficier de l’ACRE pour réduire certaines cotisations sociales

L’ACRE permet, sous conditions, de bénéficier d’une exonération partielle de cotisations sociales au début de son activité.

Depuis 2026, son attribution nécessite une demande auprès de l’Urssaf, à déposer dans un délai maximal de 60 jours suivant le début d’activité.

Plusieurs catégories de créateurs peuvent être éligibles, notamment les demandeurs d’emploi indemnisés, certains demandeurs d’emploi non indemnisés, les bénéficiaires du RSA ou de l’ASS et certains jeunes créateurs.

Attention aux règles applicables en 2026 : pour les micro-entreprises créées ou reprises à compter du 1er juillet 2026, l’exonération est passée à 25 % des cotisations concernées, contre 50 % auparavant. Les règles de calcul et la durée de l’exonération varient selon le statut de l’entrepreneur.

Il est également nécessaire de respecter les autres conditions d’éligibilité, notamment celles liées à un éventuel bénéfice antérieur de l’ACRE.

Recevoir une partie de ses droits chômage en capital avec l’ARCE

L’ARCE permet aux demandeurs d’emploi éligibles de recevoir une partie de leurs droits ARE restants sous forme de capital pour financer leur projet de création ou de reprise d’entreprise.

Pour les droits concernés par les règles actuelles, le montant correspond à 60 % des droits ARE restants, avec une déduction de 3 % destinée au financement des retraites complémentaires. D’autres prélèvements ou obligations fiscales peuvent s’appliquer.

Le versement intervient en deux parties :

  • Un premier versement lorsque les conditions d’attribution sont réunies, sous réserve des délais applicables.
  • Un second versement six mois plus tard, si l’activité est toujours exercée et si le bénéficiaire n’est pas en CDI à temps plein, selon les règles applicables.

Pour bénéficier de l’ARCE, il faut notamment disposer de droits ARE et bénéficier de l’ACRE.

Important : le versement de l’ARCE et le maintien partiel de l’ARE sont deux options alternatives. Vous devez choisir entre ces dispositifs.

Exemple de calcul de l’ARCE

Imaginons que vous disposiez de 18 000 € de droits ARE restants.

  • Capital ARCE avant déduction : 18 000 € × 60 % = 10 800 €.
  • Après déduction de la participation de 3 % : 10 476 €, avant autres prélèvements éventuels.
  • Premier versement théorique : 5 238 €.
  • Second versement théorique : 5 238 €, sous réserve de remplir les conditions.

Cet exemple est indicatif : le montant effectivement versé dépend de votre situation et des prélèvements applicables

BGE AURA vous accompagne dans votre choix

Choisir entre le maintien de l’ARE et l’ARCE ne doit pas se faire uniquement en comparant les montants.

Votre conseiller-formateur BGE AURA peut vous accompagner dans la construction de votre projet et l’étude de différents scénarios : prévisions de chiffre d’affaires, besoins de financement, trésorerie et choix du statut juridique.

Ces simulations vous aideront à prendre une décision plus éclairée, en complément des informations et validations apportées par France Travail, l’Urssaf ou votre expert-comptable.

Vous souhaitez créer votre entreprise ? Découvrez les solutions d’accompagnement proposées par BGE AURA pour concrétiser votre projet.


Les informations présentées concernent les dispositifs applicables en 2026 et restent soumises aux conditions individuelles d’éligibilité. Elles ne remplacent pas une étude personnalisée de vos droits par les organismes compétents.

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Questions fréquentes sur l'ARE, l'ARCE et l'ACRE

Peut-on cumuler l'ACRE et l'ARCE ?

Oui, et l’obtention de l’ACRE fait notamment partie des conditions nécessaires pour bénéficier de l’ARCE.

Peut-on toucher l'ARE en créant une micro-entreprise ?

Oui, sous certaines conditions. Le montant de l’allocation dépend notamment des revenus de l’activité et des droits applicables.

Quelle est la différence entre l'ARE et l'ARCE ?

L’ARE permet de conserver un complément d’allocation mensuelle, tandis que l’ARCE permet de recevoir une partie de ses droits restants sous forme de capital.

Comment savoir quelle aide choisir pour créer son entreprise ?

Le choix dépend de vos droits, de vos besoins financiers et du rythme de développement de votre activité. Un conseiller BGE AURA peut vous aider à étudier différents scénarios, en complément des informations de France Travail et de l’Urssaf.